mardi 15 janvier 2008

Avant tout, ne rien faire

Pas plus que vos lecteurs vos clients ne doivent-il être délaissés. Mais parfois pour plaire aux uns vous devez prendre congé des autres.

Je m'emploie cette semaine à étaler toute ma servilité auprès de mes clients. Je suis si courbaturé de mes courbettes que j'arrive à peine à atteindre mon clavier. Qu'est-ce au fond que quelques jours d'à-plat-ventrisme si cela suffit à assurer trois mois de salaire pour cinq employés. Voilà autant de foyers qui auront quelque chose à se mettre sous la dent cet hiver. Et moi, j'irai au soleil de la Floride en mars soigner ce lumbago.

De toute façon, il ne reste plus grand-chose à faire pour ce voyage. À peine quelques conseils pour le sommaire, l'article, la présentation, la réservation des vols et de l'hôtel, ainsi que la mise à jour du passeport. Trois fois rien en somme.

Nous verrons chaque chose en son temps. Or voici les dates importantes qui jalonnent votre préparation et dont vous devez prendre note.

1- La date limite de soumission du sommaire
2- La date limite de réception de l'acceptation du sommaire
3- La date limite de soumission de l'article
4- La date limite d'inscription au colloque
5- La date de départ

Ce qui est important de faire dès maintenant c'est de vous tourner les pouces jusqu'à la veille de la date limite de soumission du sommaire. Et cela, pour deux raisons.

1- Une majorité de personnes fera comme vous et les organisateurs du colloque, pris de panique devant le peu d'intérêt généré, n'auront d'autre choix que de repousser la date limite de soumission du sommaire. Vous venez de gagner deux semaines de grâce. Le report des dates limites de soumissions survient huit fois sur dix dans les colloques.

2- Vous devez limiter le temps de réaction de vos coauteurs. En leur envoyant un sommaire pour révision à la dernière minute, eux aussi seront pris de panique devant le torchon que vous leur proposerez et ils vous réécriront vite fait bien fait un sommaire, n'ayant plus le temps de vous demander de le refaire vous-mêmes. Après tout, c'est leur réputation qui est en jeux puisqu'ils sont cosignataires. Et vous votre réputation n'est plus à refaire, ce n'est que le voyage qui vous intéresse.

Donc pendant que vous vous tournez les pouces, profitez-en pour vous documenter sur votre voyage. Cela vous motivera et fera croître en vous votre petit bonheur.

Et pour se mettre dans le bain du voyage, les prochains billets porteront sur la réservation des vols, le choix de l'hôtel et la mise à jour du passeport.

4 petit(s) bonheur(s):

Une femme libre a dit…

Ne rien faire, oui, c'est bien ça que je fais.

Cloudy a dit…

Que votre métier a l'air difficile :(( de l'esclavage moderne ?

STV. a dit…

Votre professionnalisme prouve une longue expérience. Vous êtes un sage.

Solange a dit…

Avant tout ne rien faire. Je vois que tu le mets en pratique.